* * Lorsque, ennivrée de ses doux baisers,
Je caresserais avec amour sa peau,
Et que seul son parfum, celui de l'être aimé,
Enveloppera délicatement mon coeur d'un étaux...
Que ma main effleurant la sienne,
Et mes doigts se melant aux siens,
Qu'en son regard, gagne, en reine,
La douceur maladive de l'Amour empreint...
Et que les affres mélancoliques,
Ne me déchirent plus continuellement l'âme,
Et que ses paroles si magiques,
À la lumière d'une bougie, ne s'enflamment...
Au cours jour de mes rêves,
Et pensées effacées,
Ce ne sont que ses lèvres,
Qui hantent mes journées...
Le temps ne pouvant distiller,
Que les larmes qui s'enfuient,
D'une absence et d'un vide incomblé,
Dont la solitude n'est que le fruit...
Et l'étoile d'un ciel noircit,
Qui brille dans mes yeux translucides,
Celle qui demain, comme aujourd'hui,
Enlevera à mon existence ce goût acide...